22 novembre 2009
Préilminaires publicitaires
Il y a une semaine, 9h00 du matin, je saisis pour une fois le "20 minutes" tendu par le présentoir humain, directement à la sortie du métro. Une fois au bureau, la surprise est grande de constater que l'éditeur de contenu a un peu forcé sur les préliminaires publicitaires. Après avoir été éduqué à la fausse "Couv' " par les quotidiens gratuits (20 minutes et autres Métro), nous voici en effet confrontés à 2 publicités avant d'arriver à la véritable "Une" du quotidien. J'essaie donc de comprendre comment la régie pub peut arriver à vendre la une de couv, puis la deuz de couv' , troiz", la quatr' et la cinq' de couv.
En tous cas, créativement c'est assez bien fait : d'abord un rouge Virgin qui ne trompe personne : ce n'est pas une fausse première de couv', c'est un protège cahier, en témoigne la qualité du papier. En page 2 nous découvrons les produits Virgin, assortis de leur étiquette de prix, ainsi qu'une seconde publicité aux mêmes tons que la première (rose vs rouge), mais utilisant la technique du teaser (sorte de masque en publicité), pour nous inciter à regarder le verso de ladite publicité. Enfin, la découverte simultanée de l'annonceur et de la vraie une du journal en pages 4 et 5 (le teasing de Thalys n'est toujours pas terminé, seule la marque est dévoilée, d'autres feuillets suivent au centre du magazine). Le journal nous donne donc 4 pages de publicité avant la Une. Le pire doit être à venir, en fin de numéro...
Le pire est évité, le journal ne se termine que sur une double page "Virgin" et sur une simple publicité pour la Française des Jeux. Point de Thalys à l'horizon, le train a filé en milieu de numéro. Au total donc : 7 pages de publicité et 3 marques entourent le contenu du journal. Il va falloir bientôt renommer le journal : pourquoi pas "40 Minutes" ou "2 * 20 minutes" pour prendre en compte le temps d'éviction des feuillets de publicités. En plus d'une déviance publicitaire, pour moi une déviance en terme de développement durable avec une surutilisation de papier.
Après réflexion, l'originalité de ces placements réside dans le fait que le contenu journalistique est placé après la publicité. C'est tout simplement une copie du placement publicitaire adopté par la télévision : pas ou peu d'interruptions, mais un début et une fin de programme largement pénalisés par une série de publicités à n'en plus finir. Le même modèle appliqué à nos quotidiens papiers parait cependant hasardeux, puisqu'il sera facile, d'un simple revers de manche, d'aller chercher le sommaire (la Une). Par ailleurs, cela dénature le travail des journalistes avec une "Couv" qui n'a finalement plus d'importance puisque cachée au cœur de la promotion consumériste.
Ce numéro de "20 Minutes" pose donc la question de l'adaptation des placements publicitaires au support de contenu. Il parait peu évident en effet de voir des inclusions publicitaires au milieu des films (format papier appliqué au format TV), ou encore un cahier de publicités avant et après le contenu des journaux (format tv appliqué au format papier). Cependant on peut imaginer un croisement des formats publicitaires, comme le soulignent les formats de publicité sur YouTube ou encore cette innovation, qui rappelle les cartes postales grésillantes d'anniversaire :
Espérons juste que l'issue de la crise dans la presse ou à la TV ne soit pas l'accumulation de publicité. Cela reviendrait à un matraquage publicitaire hors du commun tel que seuls les ménages américain le connaisse. Un épisode de Greys Anatomy est par exemple interrompu par : une plage de pub avant le générique, une plage de pub après le générique, une plage de pub au milieu de l'épisode et une autre à la fin de l'épisode. Imaginez donc les coupures pour votre filmdudimanchesoir ! On appelle ça du low cost publicitaire : les prix sont réduits mais la recette est assurée par la multiplication des volumes. Au final c'est l'annonceur qui est perdant, puisque dans cette jungle publicitaire, le récepteur ne voit plus rien. Imaginez Claire Chazal au bout de 10 minutes de JT : "Et maintenant, chers téléspectateurs, une page de pub, avant de passer aux terribles tremblements de terre qui ont fait plus de 1000 morts en Turquie... ne quittez pas".
En fin de compte, la question n'est peut être pas "quand", mais "qui" osera en premier ?...
20 novembre 2009
Le compte est juste
Dimanche dernier, TF1 a invité ses téléspectateurs à un diner de cons, non pas pour lui prendre encore un peu de temps de cerveau (pas que),mais surtout parce que pour la nième fois était proposé ce classique mettant en scène la fine fleure de la comédie française. Le succès du film, autant du aux acteurs qu'à la mise en scène, trouve sa force dans un scénario impeccable et très juste. Justement, c'est "juste" dont il est question aujourd'hui avec la scène le plus connue : 25 secondes, et 5 fois le mot Juste.
Un petit mot qui va droit au but et qui passe partout. Un mot simple, rapide et de couleur pastelle. Un mot qui est, en ce moment, juste partout et juste nulle part. C'est la raison pour laquelle concept store s'en empare.
Dès que je sors avec, je le vois partout. Quand je noue mes lacets, on me dit juste fais-le, quand je me rappelle mon adolescence, c'était juste une illusion ou just a dream, Et plus ça va, plus ça devient compliqué : en marketing ou à la télé, c'est le juste prix, en mathématique ou en religion le juste milieu, en comptabilité la juste valeur. En humour c'est juste pour rire, en Amour juste pour un vie et même pour un soir c'est juste pour une nuit. En Histoire c'est Juste pour la vie, en publicité c'est juste ce qu'il vous faut et même en charcuterie c'est juste un Bridou. En bricolage on ajuste, en droit on justifie et au tribunal on rend la justice ! How are you ? I am just going crazy...
Passé au crible des tests, c'est donc un mot assez difficile à saisir. Aussitôt qu'on s'en approche ,il disparait. En permanence sur le fil du rasoir, c'est le "like" anglais, la petite marque du plus, de trop, ou de pas assez. Pour le définir, essayons de le remplacer : "Il est juste parti trop tôt", c'est "il est simplement parti trop tôt"; "il est tombé juste" - "il est tombé au bon endroit". "C'est un Juste parmi les nations", c'est un "un Sage pour l'humanité". Voici donc 3 définitions à ce mot de précision, presque une ponctuation : simplicité, distance et sagesse. How are your doing ? I am just fine...
L'occasion maintenant de revoir quelques uns des exemples déjà cités dans le texte : "Just do It" de Nike, créé en 1988, la campagne du moment pour la sécurité routière "vous êtes juste un peu morts" (campagne 2009, ressortie des cartons de 2007) et une petite chansoninounette de Jean Louis Aubert, juste parce que je suis chauvin (il faut clicker partout).
Tout ça pour dire que bon an mal an (en fait 2 en tout), concept store fête son anniversaire (le même âge que Melchior) avec juste un objectif : continuer à stocker les meilleurs idées. Et là, l'air de rien, je viens tout juste de vous livrer mon 100' article. Vous pouvez comptez, je ne me trompe pas, le compte est juste !
14 novembre 2009
Plus rose que rose
Récemment les lapins Duracell se démultipliaient sur nos écrans. A la question du brief : "comment parler de notre pile la plus puissante", la réponse "l'union fait la force" est aisée. Et là vu la saga des lapinous, il suffisait de donner rendez vous à tout le terrier et de le mettre en forme de géant japonais, de géant du vent, ou de géant des animaux (quoique j'aurais utilisé un éléphant, je crois que c'est plus fort qu'un rhinocéros un éléphant) pour donner l'impression de puissance. Il est vrai que la réalisation est très belle (film). A noter d'ailleurs qu'en France, les lapins se regroupent en TGV, géant du rail. Lapins chauvins !
Sauf que personnellement ça me donne un peu une impression de déjà vu, et ça me renvoie au nouvel OMO qui lave plus blanc que blanc, ce grand slogan popularisé par Coluche lui-même !
Et puisqu'il est question d'OMO, veuillez, Mesdames, apprécier la dernière publicité pour le groupe danois Fleggaard (ca se prononce comme ça s'écrit) qui fait de sa communication un modèle de viral. Les films orientent les spectateurs sur des fausses direction pour revenir avec un raccourci visuel et sémantique très rapide sur les produits de la marque, avec humour s'il vous plait !
Comme quoi la
publicité peux vraiment tout se permettre pour vendre, même des
produits de consommation courante. Et comme je ne suis pas super fan de la publicité 2008 (pas super esthétique), je vous laisse avec cette autre publicité de Fleggaard pour plusieurs raisons (style juridique) : (i) vous aurez les pubs mainstreams sur plein d'autres blogs (ii) c'est sympa d'écouter une publicité en vrai gruttt (iii) vous verrez les produits de la marque et surtout (iiii) vu que vous ne comprenez rien à la pub vous pouvez vous concentrer sur
l'ambiance très seventies du film style Charly's Angel, ou James Bond. Enjoy !
Toutes ces femmes, et tous ces lapins, un post décidemment plus rose que rose...
12 novembre 2009
Camping sauvage
Petit exercice de citation devant les caméras. Sur les murs du métro depuis quelques jours, vous pouvez apercevoir l'affiche suivante qui en ravira certains et en fera douter beaucoup d'autres. Première Urgence allie en effet des faits et un effet, celui de vous placer au milieu d'un camp de réfugiés politique, comme si vous passiez les pires des meilleures vacances. de votre vie Votre cauchemar, leur quotidien.
Cette publicité ne vous fait-elle penser à rien ? Allez petit retour quelques mois en arrière au moment de la tragédie du tremblement de terre italien. Au final, dixit Berlusconi, ceux qui ont tout perdu sont bien lotis : un toit de toile, des médicaments et un bon bol d'air frais pour tous. Un petit week-end de camping quoi ! A n'en pas douter le concepteur a exploité l'idée du guide Berlusconi.
Avec cette prochaine publicité, renversons donc le concept. Pourrez-vous deviner de quelle situation réelle est extraite cette publicité avec le plus grand footballeur de tous les temps ?
Et bien de cette fameuse conférence de presse tellement attendue suite à l'agression d'un supporter par Canto, dans laquelle le footballeur évoque les mouettes : "quand les mouettes suivent le chalutier, c'est parce qu'elles savent que des sardines vont être jetées à la mer".
Un peu d'autodérision ne fait pas de mal. Un camescope, un paysage sauvage et des mouettes ; juste de quoi se faire un petit petit we de camping sauvage !
11 novembre 2009
Est-ce que tu viens aujourd'hui ?
Aujourd'hui is the armistice day. Personnellement je m'en fous, je m'insurge encore contre ce jour qui fait que les pauvres "Martin" n'ont pas de reconnaissance du jour officiel de leur fête. et il y en a tellement : Martin Guerre, martingalle, Martin pêcheur, Marty Mac Fly, Martin Scorsese, Martin Luther... Alors plutôt que de regarder les différentes façons de fêter l'armistice, regardons les différentes façons dont est fêté le prénom Martin en publicité, en télévision, en cinéma, en musique et bien sûr en politique.
Commençons tout d'abord avec l'expo que j'ai ratée, et je m'en veux, puisque le photographe est excellent et décalé. Il s'agit d'une figure contemporaine de la photographie en la personne de Martin Parr dont l'exposition au Jeu de Paume s'est tenue jusque fin Septembre 2009. Je vous conseille un tour sur son site officiel contenant une bonne bio et quelques bouquins intéressants dont voici 2 extraits : "l'ennui en couple" et "Japonais endormis". C'est con mais c'est bon ;-)
Également un petit tour, forcément, vers la publicité et la saga 9Télécom dans laquelle le directeur marketing incrédule et désabusé s'en remet à la fougue et à la connaissance de la publicité (clichée) du créatif de son agence : le bien nommé Martin.
En voici un peu plus avec ce réalisateur, directeur, producteur mais également acteur, comme joueur de publicité. Un bon exercice pour tester son niveau d'anglais avec Martin Scorsese.
Bien entendu, impossible de ne pas citer une chanson qui a reboosté le prénom Martin, celle de La Grande Sophie.
Je ne pouvais terminer sans citer le plus connu de tous les Martin, celui qui fait des rêves éveillés. En ces temps d'espoir marqués par la commémoration de la chute du mur de la honte, pourquoi ne pas voir, lire ou relire le discours mythique que Martin Luther King prononça le 28 août 1963 au Lincoln Memorial, discours clôturant la marche vers Washington pour le travail et la liberté.
Pour finir avec un peu plus en légereté, le clip I Want You du DJ français Martin Picandet (Solveig), un clip un peu à la con il faut le reconnaitre...
Et par tradition familiale, me voici donc à 10h00 du matin, obligé de répondre à l'invitation à déjeuner de Jennifer ma chère mère : Martin, est-ce que tu viens aujourd'hui ?
(PSDLR : merci à l'excellent NicoChe de m'avoir fait pensé indirectement à cet article)
09 novembre 2009
Au pied des murs
Vous le savez, vous le voyez et vous l'entendez (pas singe, pas singe, pas singe), aujourd'hui nous faisons tous le mur avec la fête du 7304' jour de la chute du Mur de Berlin (Trademark), le premier pas de la réunification allemande (réunification officielle le 3 octobre 1990). Comme nous allons manger toute la journée et voir toute la soirée quelques reportages bien "mur", je vous propose donc de regarder cette édifice de béton de façon pourquoi pas, différente.
Depuis quelques semaines la fièvre monte en effet pour réaliser le meilleur direct de l'anniversaire de la mort du mur. Que de publicité pour un mur : voici une chose à laquelle le grand monde de la publicité n'était justement pas habitué, concentré uniquement sur le fait de cacher lesdits murs avec affiches et messages à caractère propagandistes. En témoignent ces premières publicités qui avaient le mérite de durer, parce que peintes à la main, ou encore ce mur en trompe l'œil dont la ville de Lyon s'est faite une expertise. L'occasion d'une belle ballade en province :
En désign, l'occasion également de faire un petit détour chez Stefan Ulrich vainqueur des International Design Awards 2009 avec ce Liquid Wall intéressant permettant l'interaction entre les environnements et la manipulation d'un mur en 3 dimensions :
Voici enfin un petit saut du côté de la photographie avec le travail de Tamir Sher que je découvre à l'occasion de l'événement bisannuel "Photoquai" sur la quai Branly. Sur ce projet, le photographe explore l'impact des lignes, de la séparation et des connexions entre les choses et les humains. Cette connexion s'établit entre le bas de l'image "le caractère éphémère de notre monde" et le haut de l'image "l'éternité naturelle de l'univers".
Au bout de l'article, je ne peux manquer d'évoquer le mirifique projet des Pink Floyd et plus particulièrement de Roger Waters "The Wall". Lien facile avec le héros du jour me direz vous ? Oui et non, car l'origine du projet "The Wall" (un album, un concert et un long métrage) est bien la volonté d'établir un mur physique entre les spectateurs et la scène, du à l'exaspération du groupe de voir les spectateurs drogués et alcoolisés faire n'importe quoi à leurs concerts. L'album raconte l'histoire de Pink anti-héros moderne, construisant un mur imaginaire pour se protéger du reste du monde (en psychologie, le mur est une façon de ne pas faire face à la réalité). La chanson Outside the Wall achève l'album par la meilleure des promesses, celui d'une époque nouvelle. De loin la plus méconnue, voici cependant cette chanson, puisque la destruction est l'espoir du jour.
PSdlr : vous connaissez sûrement la barrière de Palestine ou encore la frontière mexicano-américaine, mais connaissez-vous la DMZ en Corée, la ligne verte à Chypre, le mur de Padoue en Italie ou encore la forteresse américaine à Ceuta et Melilla (article) ? Tous ces murs ont été érigé en protection des intérêts souverains des seigneurs des lieux. Tout comme au Moyen-age... A peine évoqués depuis quelques jours, l'anniversaire de la fin des deux Berlin, est peut-être l'occasion unique de mettre nos dirigeants au pieds des murs.
07 novembre 2009
Labyrinthe mortel
Les visuels suivants reprennent le concept du labyrinthe dont le principe est de perdre son visiteur : en publicité donc, le premier réflexe sera de l'utiliser pour vendre un produite permettant de retrouver son chemin facilement. Amnesty Internacional (Chili) utilise cependant le labyrinthe comme le parcours, le chemin à une cachette. Plus précisément, celle d'armes que les chiliens dissimulent afin de se protéger contre toutes intrusions extérieures. Le message souligne qu'une fois la cachette mise à jour par des enfants, un accident peut arriver très vite...
Slogan & Direction : Amnestia Internacional : the game ends when they find it / Save your life, give your gun / disarming your house campaign stop / act denounce. Advertising Agency: Unitas/RNL, Santiago, Chile / Executive Creative Director: Pancho González / Creative Directors: Armando Macchi, Koop González / Art Director: William Araya / Copywriter: Jaime González / Account manager: Alexis Sfeir.
Regardez bien le dernier visuel sur la voiture, si vous prenez un peu de recul (vu que vous êtes fans de concept store), vous reconnaissez facilement un visuel utilisé par Peugeot pour vanter les mérites de son GPS intégré, cf le visuel ci-dessous et l'article précédent. Si le concept reste utilisé de la même façon (à part l'absence d'enfant dans les print d'Amnesty Internacional), le message est fondamentalement différent : "procurez vous une Peugeot avec GPS intégré et votre récompense sera grande, vous ne serez plus jamais perdus" versus "attention, si vos enfants trouvent le chemin de vos armes, la récompense peut être mortelle"...
PSdlr (PS de la rédaction) : attention nous ne sommes pas
chez l'excellent Monsieur JoeLaPompe à comparer des visuels très similaires voire à en
dénoncer une pâle copy, right ? Non le but ici est de
voir qu'avec deux visuels très proches, les messages
peuvent tout de même être différents. Allez dans le genre "labyrinthe graphiquement simple", voici un dernier print pour une marque que j'affectionne particulièrement dans sa façon optimiste de voir la vie : "Keep Walking," by Johnny Walker, ainsi que pour les fans de David Bowie, un extrait du film Labyrinth, sortie en 1986 avec, entre autres, Jennifer Connelly. Voyage étrange au pays des Elfes. Comme d'habitude la musique vaut le détour...justement !

06 novembre 2009
Super Heroes hyper bon marchés
De loin je me suis dit que cette nouvelle publicité pour Office Dépôt était vraiment cheap. D'ailleurs mon appareil photo a pensé la même chose que moi avec cette photo un peu floue. Certes, l'idée du couple de superhéros c'est relativement nouveau, mais le fait qu'ils se battent pour les meilleurs prix, ça me parait du déjà vu. Espérons au moins que sa femme ou son "plan d'une histoire" lui fera changer de slip.
Il y a tout de même un petit quelque chose qui m'a interloqué sur cette publicité : les initiales sur les costumes des superhéros : SP et QG. Piqué par la curiosité, je suis donc allé faire un tour in websitu chez Office Depôt. A ma grande surprise la campagne n'est pas du tout cheap, elle est même très bien orchestrée avec des bannières sur le site, un site dédié et notamment un film franchement kitch comprenant : une voix off à la IAM, une BO à la daft punk et un graphisme conforme aux comics originaux. Je suis donc bien content du voyage, j'ai même gagné un affect positif pour la marque, car je trouve la campagne décalée juste ce qu'il faut ! Au final SP = Super Promo et QG = Qualité Girl. Il fallait y penser, le prix ne suffit plus, il faut se battre en plus pour la qualité.
A mon tour maintenant de vous emmener voir quelques uns de nos superhéros marketés, avec toujours la même question, mais que sauvent-ils ? Captain Assure (BNP Paribas - 2009) sauve votre épargne en vous (le petit plus est que la campagne montre, en plus du superhéro, le super ordinaire qui se cache derrière la cape, votre conseiller). Super petit bonhomme (Champion - 2008), quant à lui, sauve votre pouvoir d'achat (c'est un enfant, ce qui est suffisamment rare pour le souligner) en vous donnant des "Super Pouvoirs d'achat".
Non effectivement ce
n'est pas une blague, mais une belle récupération de la publicité propagandiste de Sarkozy. Heureusement la chanson du
dimanche a tout compris en récupérant aussi (peut-être) la publicité de
Champion. Par un heureux hasard, que concept store tient à souligner, le dimanche justement les magasins sont
fermés (pour combien de temps encore...), le pouvoir d'achat est donc sauvé ! ihhhahhhh.
05 novembre 2009
Les initiales de la lumière moderne
AI : Les campagnes de pub de Novembre vous informent que certains marketers ont des idées de génie. La meilleure façon d'illustrer ces idées ? Tout simplement cette bonne vieille ampoule à incandescence (AI) avec un petit visuel remplaçant le filament doré. Nordnet (FAI historique du Nord, aujourd'hui propriété de FT) tord le filament mais laisse passer la lumière pour faire apparaître le "€" de Euros (désolé ce n'est pas très visible sur la photo). Le Crédit Mutuel quant à lui (rendez-vous épargne clarté du 2 novembre au 5 décembre) enferme dans le bulbe ses clients en prétextant que leur idée leur apportera confort et tranquillité. La dolce vita au Crédit Mutuel...
ABC : Un seul hic à tout cela, le fait que les ampoules à filament ne soient plus dans le vert du temps ! Que faire ? Doit-on remplacer le symbole de l'idée par une ampoule basse consommation (ABC), ampoule dont rien que l'opacité représente un désaveu flagrant pour la transparence véhiculée par le Crédit Mutuel ? Ces ampoules ont en effet des formes si étranges et elles ont une image si blafarde collée au cul(ot) que les français ont quelques réticences à les adopter. Comment donc communiquer avec une ampoule moderne ? Un début de réponse avec, au choix, David Lucibel qui essaie de coller au filament, ou Goliath EDF qui veut changer les perceptions jusque dans les symboles.
Slogans : des solutions internet qui ont du génie (Nordnet), des idées pour une épargne plus sereine (Crédit Mutuel), la belle idée (Lucibel), le 29 mars, nous changeons d'heure, changeons d'ampoules (EDF)
LED : cet article aurait été incomplet s'il n'avait pas évoqué le dernier sujet luminescent : les LEDs (Light Emitting Diodes ou diodes électroluminescentes en français) avec ce beau projet d'éclairage portable et discret réunissant la fonction et la forme de la fonction dans un packaging très sympa. Ce presque tour de magie by Harc Lee (portfolio) est rendu possible grâce à l'utilisation des diodes de taille si pratique. Il faut savoir que ces LED sont plus économiques que les ABC et ont une durée de vie plus longues. Un peu plus d'économies de coûts et c'est l'avenir...
Pour une fois qu'on s'intéresse aux LEDs (lire tout haut), affaire à suivre...
04 novembre 2009
A (sub) way to a tube underground
Pour bien commencer la journée, il faut repenser à celle d'hier, enfin surtout si elle a été sympa. Sinon il vaut mieux penser à cette journée comme une nouvelle journée qui commence. Enfin bref, tout ça pour dire que ce post s'inscrit dans la droite ligne de celui d'hier. Pourquoi ? Parce qu'une des plus belles campagnes reprenant le concept du plan de métro a été sortie par SONY en 2008. Dans cette campagne, la marque change le nom des stations, (avec des artistes d'origine uniquement), utilise les écouteurs comme des nœuds ferroviaires, et bien entendu conserve les exacts lignes des plans originaux. Pas convaincus ? Cliquez donc sur chaque image pour vérifier !
LONDRES
NEW YORK
SYDNEY
Tout ça pour dire que sur ces publicités, le concepteur-rédacteur s'est vraiment tiré les cheveux pour compléter les dizaines de stations de métro de chaque plan. Au final en terme d'efficacité c'est sûrement la campagne que je préfère en comparaison de celles postées peu avant. Et ce qui est chouette dans tout ça c'est qu'un bon alliage de franglais chez nos amis australiens de Sydney nous indique que "The Metro Sydney" est également une belle salle de concert à Sydney. Du plan de métro à la musique il n'y a donc qu'un pas, celui de l'annonceur de la campagne, SONY. Donc music time ! (Tout est
lié, c'est vraiment bien foutu concept store...). Pour vous donc, le clip de Feist en direct au Metro Theater à Sydney, avec la magnifique "I feel it all". Un live au Métro, c'est un tube underground non ? :
Mais une fois que vous avez vu ça, vous ne pouvez pas manquer le clip officiel de cette même chanson qui est tout simplement splendide, pour moi de l'art à l'état pur, que dis je à l'état nature. Celle qui entoure la chanteuse, et le naturel qui qu'elle dégage pendant tout ce plan séquence. Une grande enfant !
03 novembre 2009
Comment garder la ligne...
A l'heure ou les applications d'Iphone, les GPS sophistiqués et les mappys désabusés vous conduisent comme des robots au point voulu, il est un plan que vous continuez à observer sur du vrai papier : c'est celui du métro. Des lignes régulières, des couleurs identifiables, des angles étonnants et beaucoup de stations. De quoi tourner et détourner le concept dans tous les sens, et éventuellement s'y perdre...
C'est ce que fait depuis début Octobre la société Marque Avenue nous vendant sa campagne de soldes (du 26 octobre au 7 novembre). Et en effet, pour la marque au logo
"underground londonien" (cliquez sur l'image), quoi de mieux que
de vendre son réseau avec le métro ? Le concept général est là, mais les stations ont disparu au profit des noms de marque, ce qui rend le concept
un peu plus osé ! Au final le visuel reste malheureusement un peu cheap...
Si on change de ligne au profit des régies de transport cette fois-ci, on s'aperçoit qu'elles sortent régulièrement leur carte de jeu favorite : la RATP souhaite ses meilleurs vœux (merci Cécile) à ses usagers en 2009 (tout en continuant de préférer "Aimer la ville" plutôt que ses clients...), et les transports de Barcelone nous informent, par un visuel reprenant uniquement les couleurs des lignes, que les métros circuleront toute la nuit du 31, mon visuel préféré.
Voici enfin 2 publicités utilisant les symboles de la carte de métro afin de vendre d'autres services ou produits : ses connexions pour Aspirina ("Find Relief"), son réseau pour un court métrage "The Terrorist" ("who is the biggest ennemy : terrorists or your own paranoia and prejudices" ?). Ce dernier visuel traduit d'excellente façon cette baseline interrogeant les conséquences de vos peurs, en grande partie développées et véhiculées par les médias. Bon article à ce sujet dans le dernier numéro de Libération.
En bonus, la version trop rapidement présentée de la désormais classique Web Trend Map 2009 (Information Architects), une bonne façon de tester vos connaissances web. Le but de cette carte est de classer les sites web les plus influents selon leurs lignes de service. Cela devient désormais un must, cf les cartes 2008 ou 2009 (moins lisible).
Et pour finir n'oubliez donc pas : réseau, boulot, conceptstore, dodo !
01 novembre 2009
Une journée mortelle
Toutes les fenêtres de mon appartement se sont parées aujourd'hui d'une couleur grise, humide et froide. A ce rythme là, seul le rideau tiré peut me sauver de la tristesse d'un temps mortel... Et justement ça tombe bien aujourd'hui c'est le jour 1, le 1er jour du mois de Novembre, celui consacré à nos morts et plus particulièrement à leur dernière demeure.
Symbole premier de la mort, le crane déshumanisé offre une plateforme de choix pour dénoncer les maladies modernes comme ci-dessous le SIDA (l'originale avec Dali en premier plan, photo par Philippe Halsman en 1951, du livre "in voluptate mors", repris par l'affiche du film "The Descent"), l'alcool au volant ou la famine en Afrique. Autre maladie mortelle dénoncée pourtant par son promoteur lui-même au travers de la publicité pour son parfum "le poison": l'idolâtrie narcissique, forcément symbole d'autodestruction.
Slogans : "Protégez-vous" (AIDES), "Saying goodbye is hard enough" (MADD - Mothers Against Drunk Driving), "Save Africa from Starvation", Poison (DIOR)
Pourtant, le crâne humanoïde peux être interprété autrement que dans une simple vision morbide de la mort. Pendant 2 jours le Mexique nous donne ainsi l'exemple d'une fête ("Dia de los Muertos" (jour des morts) dans laquelle la mort et son crâne étendard sont célébrés dans un esprit joyeux : les squelettes jouent et chantent. Le crâne n'est plus le symbole de la mort, mais bien celui de a vie éternelle !
Pour finir, laissez moi vous faire partager cette magnifique chanson d'Eugenia Leon, une des plus grandes voix du Mexique. Appréciez ce clip souterrain superbe dans lequel la tristesse des personnages et leurs émotions apparaissent dans un visage épuré du superflu. Un stress et une détresse palpable dans l'antichambre du paradis. Un clip mortel !
30 octobre 2009
Consuming Kills
Pour ceux qui ne le savent pas, la marque IKKS a 2 chiffres, c'est à dire qu'elle a 10 ans en 2009. Après renseignements sur site (shop) et sur site (web), je me trouve face à face avec une marque fêtant son anniversaire au moyen d'un visuel revolver ! Ca tombe bien, leurs prix comme leurs manteaux tuent. Est-ce là le véritable sens d'un graphisme venant fêter leurs 10 ans ? Rien n'est moins sûr. Dans tous les cas, la bougie IKKS marque peut-être un retour aux origines de la fonction première du revolver : celle de tuer. Ca me plait, j'ai justement quelques visuels à dégainer...
Si les quelques publicités et concepts présentés dans un précédent article détournaient en effet avec humour le but de l'arme noire, voici présentés ici quelques visuels plus basiques dans leur signification. Retour à la mort par revolver donc avec un message commun : certains plaisirs tuent (ne disait-on pas d'ailleurs à l'époque de nos grands parents "Feu votre grand père..., feu notre oncle" ?). Réactualisons la dialectique moderne et réutilisons tout simplement un des plus grands slogans des dernières années, celui de nos cartons de nicotine :
CAR TEXTING KILLS
SUGAR BOUFFING KILLS
BRONZING KILLS(REDHEADS)
REGULAR DRUGS KILL (TOO), NO CONDOM KILLS (YOU)
Les slogans : "texting while driving kills" (National Highway Traffic Safety Administration, USA), "ne pas faire regarder vos grains de beauté peut être suicidaire "(melanomafoundation.com.au), "AID Kills" (AntiAid Association Ukraine), "Entre la vie et la mort : 0.003mm de Latex" (Michael Stich Fondation - Allemagne).
Pour une fois, c'est la publicité qui le souligne : "CONSUMING KILLS...". Et le dialogue est simple entre le consommataire et le publicitaire : Publicitaire : " Mon cher consommateur, vous avez une arme dans les mains, ne l'utilisez pas" / Consommataire : " Merci oh Dieu de la consommation, délivre nous du mal..." / P : "ah non mon p'tit, car je vais continuer a te donner ton pain quotidien (chouchoux, chocolat, cigarettes... ), ah mais je te le dis, ne plonge pas dans l'excès !" / C : "Seigneur, merci de me rendre libre de choisir, ne me laisse pas succomber à la tentation" / P : "T'inquiète..."
Dans la lignée de la publicité précédente pour la fondation Michael Stich, voici la présentation du revolver de Madonna, avec sa vision mortelle du sexe : " My love is a revolver, (...) do you want to die happy " (clip merdique soit dit en passant, mais chanson marrante) !
Et pour finir demandez donc à Félix Faure (au père Lachaise) ce qu'il pense de la chanson de la Madonne, lui qui est mort entre les jambes de sa maîtresse, à deux bras de son épouse. Si je vous dis que sa maitresse était surnommée "Pompe funèbre" par la rumeur populaire et que Clémenceau aurait dit de Faure "il voulu être César, il ne fut que Pompée", devineriez vous la position des amants ? La boucle de ce post est donc bouclée, les publicités ont parlé, il n'y a pas que le SIDA qui tue, il y a aussi l'âge.
Et un slogan plus qu'intéressant : "AGING KILLS".
25 octobre 2009
A portée de mains
Dans l'obscurité du Parc des Princes, le groupe Coldplay a mis en place une ola que je n'avais jamais encore vue auparavant : une ola d'écrans de téléphones portables. Le principe est simple : au lieu de se mettre debout et de lever les bras, les spectateurs devaient lever leur portable, écran face à la pelouse au moment ou la vague les submergeait. Un résultat lumineux d'accumulation de téléphones... Autre question intéressante : mais pourquoi, même dans le noir, les spectateurs continuaient à se lever puis à lever les bras alors que restait assis produisait les mêmes effets ? Sheep...
Vodafone s'est-il inspiré de cette ola mexicaine (in english "Mexican Wave" parce que les 1ères olas sont apparues au Mexique, mdlr - mot de la rédaction;-), on pourrait l'imaginer à la vue de son dernier spot mobile, même si au final le visuel reprends le concept des lumières allumées dans les immeubles. Poussé un peu plus loin, le concept se propose d'utiliser les sonneries des téléphones afin de reproduire l'ouverture 1812 de Tchaikovsky. Regardez plutôt :
Pas emballés ? C'est normal je n'ai pas non plus trouvé cela très convainquant au niveau sonore. En revanche l'organisation devait être dingue en témoigne les making off ci-après (part 1, part 2), notamment pour savoir que 1000 portables ont été utilisés, ainsi que pour comprendre le travail de stakhanoviste de l'ingénieur son enfermé en studio ! Pour un final plus en apothéose, voici la vraie version musicale avec des instruments...à portée !
Il est beau au final cet article tout bleu non ?
23 octobre 2009
La tournée des Barres
Petite suite à l'article sur les codes-barres publié en milieu de semaine dernière, jour anniversaire, avec cette série japonaise de designs de codes-barres. Si le contenu du code doit toujours rester identique (barres et chiffres), en revanche sa forme globale peut tout à fait évoluer. Deux conditions pour cela : laisser les numéros visibles et les barres... parallèles !
(autres codes-barres créatifs)
Bien entendu ce ne sont pas les seuls codes-barres développés pour le pricing des produits. Outre ces codes dits, linéaires, existent également les codes QR (pour Quick Response) ou codes 2D, amenés à remplacer nos vieilles fenêtres de prison. La SNCF utilise déjà ces codes pour ses billets à imprimer chez soi (sachez toutefois qu'il est obligatoire de les imprimer sur du A4, et si vous pensiez que les laisser sur votre ordinateur suffisait, il vous en coûtera un autre billet...). Appréciez également le magnifique placement publicitaire... ah ben la voilà cette innovation !!!
Il existe également des logiciels de codage, et même de décodage via votre téléphone, ci dessous l'intégration de l'adresse du blog dans un code barres orange. Appréciez également (2' fois) le call for action sur l'idée de T-Shirt personnalisé !
La morale de
l'histoire c'est quand même la création de la marque "Code-Barres" car
ces codes nouvelle génération ne montrent aucune barre. Il faudra donc
expliquer plus tard à nos enfants d'où le nom "Barres". C'est
aussi cela : c'est voir apparaître des marques en lieu et
place de noms communs... hats progress !
21 octobre 2009
Publy Luke !
Mercredi, jour des sorties ciné... siné quoi ? siné c'est le jour des enfants. Bon ça tombe bien, le film du jour c'est beaucoup pour les enfants et un peu pour les adultes. Suite au petit post de dimanche soir, un des grands intérêts du film sera de voir comment l'adaptateur a réussi à filmer en ciné une bédé dessinée. Pour conceptstore aujourd'hui, un autre grand intérêt c'est de voir comment la pub s'est attribuée le chapeau du cow-boy, sa démarche arquée et son coup de revolver.
A voir ces quelques visuels, le key symbol du héros est de tirer plus vite que son ombre; traduction marketing : aller plus vite que son ombre. Exit donc les couleurs, la mèche, le jolly jumper, le rantanplan ou les Dalton. All that matter is the shadow side of the show-boy : un bon moteur en ambiant advertising pour Mercedes ou en print pour Audi, l'arrêt de la fumée pour le gouvernement français, et le pouvoir procuré par la powerbar australienne :
MERCEDES BENZ : FASTER THAN ITS OWN SHADOW
AUDI : FROM 0 TO 100 in 5,1 seconds
POWER BAR : INCREASE YOUR PERFORMANCE
PREVENTION-TABAC.COM : LIBEREZ VOUS DU FUMEUR QUI EST EN VOUS
Pour finir un petit coup de lasso du côté du film car vous n'avez pu manquer la médiatisation du célèbre Jean Dujardin devenu l'espace de quelques images l'ennemi jurécraché des frères Dalton. L'adaptation reste un défi de taille pour le réalisateur James Huth (Serial Lover - 1998, Brice de Nice - 2005, Hellphone avec JB le choriste - 2007), et à la vue de la bande annonce, on peut penser que ça va plutôt bien passer... On remarquera au passage un casting de renom avec la multiplication d'acteur de marque française. En bonus, un point de comparaison avec le teaser des séries sur Lucky Luke de l'italien Terence Hill.
20 octobre 2009
On the shadow side...
Juste avant que l'ombre de Luke ne se fasse tirer dessus (not lucky), voici un beau projet de Katie Sokoler (site Internet ou blog) dont je pense que je reparlerai very soon tellement elle me parait habilement et sensiblement barrée. Après avoir visualisé ces quelques images, n'hésitez pas à jeter un coup d'oeil au petit film issu de Babelgum qui illustre plutôt bien de cette photographe de talent.
(thx to Fubiz also)
18 octobre 2009
Des acteurs de mèche
Pour introduire la semaine, pouvez vous trouver LE point commun entre ces 3 acteurs ?
Bon ok, à la vue de l'actualité cinématographique de la semaine et du reste de l'article (vu que je ne sais pas faire le "Lire la Suite"), c'est extrêmement simple : tous les 3 ont eu le loisir d'emprunter le costume de Lucky Luke le temps d'un tournage : l'italien Terence Hill en 1991 (Daisy Town), l'allemand Til Schweiger en 2003 (Lucky Luke contre les Dalton) et le français Jean Dujardin en 2009 (Daisy Town). Pour la petite anecdote, ce dernier n'a pu avoir à l'époque le rôle de Lucky Luke dans la co-production allemande (avec Eric et Ramzy) ; c'est Til Schweiger qui a hérité du rôle. Finalement casté pour le rôle d'un cow-boy vanneur, Jean Dujardin a tout de même pu prendre sa revanche quelques années plus tard !
Principaux problèmes des adaptations cinématographiques, la représentation sur la pellicule de l'esprit, imagée, de la BD. Dans le cas de Lucky Luke l'affiche du film est donc un
exercice de style primordial donnant les 1ers indices de l'esprit western. Après lecture de ces 3 affiches, les premières conclusions de comptoir de saloon sont les suivantes : nous voilà au pays du western comédie pour
un Lucky Luke blond avec Terence Hill versus un western plus
authentique pour Jean Dujardin; le film avec Eric et Ramzy semblant, à
première vue, être une ouverture filmique de la BD, avec notamment le
coup de l'homme qui tire plus vite que son ombre directement sur
l'affiche...
Pour le plaisir enfin, voici quelques affiches suplémentaires avec, dans l'ordre : la version française du film "les Dalton", la 1ère affiche du film Daisy Town avec Jean Dujardin , et un visuel imaginé par un internaute pour ce même film. Même si ce dernier avait raison sur l'idée de ne pas montrer le visage du Cow-Boy, en revanche l'esprit de l'affiche reste purement "BD", là où James Huth a plutôt voulu imprimer un esprit western + comédie.
See you mercredi... avec qq concepts Publy Luke...
16 octobre 2009
Asterisques et périls
Ca ne se voit pas, mais c'est quand même de la pub...De temps à autre, la publicité sait ne pas gueuler sur ses clients inavertis. Par moment, elle vous commande même de ne rien dire à personne comme dans cet excellent article (sic) et de temps à autre, elle écrit le message clé de la façon la moins voyante possible. Erreur de tailel de police de copywriter ? Non ! Bien loin de lui l'idée de ne pas toucher le consommateur. Dans ce cas précis c'est bien plus horrible que cela, c'est tout simplement dans l'espoir que le consommateur se rapproche un peu plus encore de la fiche publicitaire. C'est risqué mais ça marche !
Voici donc quelques exemples de print dans lesquels le message est suffisamment caché pour piquer votre curiosité. La première explique aux sceptiques que s'approcher d'une personne atteinte du Sida n'est pas dangereux (concept poussé au max de la génialitude, désolé mais on ne peut lire le texte), la suivante vous explique doucement que "tricher n'est jamais joué" dontbeanasterix.com, et la dernière (campagne octobre 2009) vous fait comprendre que s'il y a de la fumée, c'est qu'il y a eu du feu pas loin de vous et que ce n'est pas autorisé (gazetta do povo) !
ANTI AID ADVERTISING
GAZETA DO POVO : NOW IS THE LAW. YOU DON'T HAVE TO INHALE SMOKE IN CLOSED PLACE ANY MORE.
Et en bonus, la publicité qui vous prouve par Ahh:::!!! + Bééêêê !!!! qu'une police minime peux vous rapprocher d'un détail intime, "hein ? Ben quoi j'suis curieux moi, j'veux voir c'qui y a écrit..." :
REMINGTON : NEW REMINGTON BIKINI TRIM & SHAPE
De quoi donner envie de lire à un aveugle...
14 octobre 2009
Braquage à la Française
Alhambra, qu'on se le dise, le jeune gaga stéphanois Mickey 3D sera à Paris le 3 novembre 2009 (album "la grande évasion" sortie fin septembre dernier), en témoigne cette affiche plutôt bien réussie ! Hi Han, Charlotte Marin sera elle présente aux 3 Baudets pour présenter en avant première son album de novembre "trentenaire à vif". Mais pourquoi grand dieu parler de ces 2 artistes ? Tout simplement parce que dans le ventre mou de la crise froide, ils nous donnent leur façon de gérer leur réalité : "j'en peux plus, je crois que j'vais braquer...".
Mickey s'évade donc en 3D avec son jouet revolver et Charlotte passe la trentaine un peu à cran... Une cover un peu compliquée d'ailleurs avec un revolver, une ombre en forme de chaussure à talon, le tout cadré dans un oeil de boeuf à la James Bond. En analysant, on comprend bien le parcours créatif, mais le problème c'est qu'on n'a pas le temps d'analyser (sauf dans conceptstore !!)... s'il vous plait...une idée à la fois !
En termes de publicité voici 3 jolies utilisations du revolver pour ses symboles non mortels. La bonne couleur pour la bonne destination pour la compagnie sud africaine Medal Paints, l'intimité pastelle des vieux romans pour l'entreprise de vente de livres d'occasion Blossom, et enfin l'illustration parfaite de la lingerie BLUSH ("rougir") qui atteint la cible à tous les coups, à moins que ce soit le visuel de l'expression féminisée "tirer un coup"...
MEDAL PAINTS : THE RIGHT COLOUR MATTERS
BLOSSOM (USED BOOKS) : YOU NEVER KNOW WHAT YOU'LL FIND
BLUSH : LINGERIE
Pour finir, c'est presqu'une tradition, voici 2 extraits des chanteurs francophoniques cités dans le texte, en commençant par Micheltroisdé avec "l'homme qui prenait sa femme pour une plante" (clip teaser de l'album) :
Et enfin un premier extrait de l'album de Charlotte Marin, chanteuse comédienne un peu décalée nouvelle génération (chanson humourante à texte type "mon coeur mon amour..."). C'est léger, on appréciera les bons jeux de mots et quelques bonnes situations bien connues. "Boire ou bien se conduire" :













































































