22 décembre 2007
Get Naked...
"Déshabille-toi pour de la bière, déshabille-toi pour du parfum, pour des sacs, pour des courses, pour du naturel. Déshabille-toi pour des petites voitures, déshabille-toi pour tes pieds, pour tes vêtements, pour la technologie. Déshabille-toi pour vendre...", dit la pub. Les femmes sont tellement belles, et les consommateurs tellement hommes, que la publicité utilise l'appel sexuel, pardon sensoriel pour tout et n'importe quoi. Un premier florilège ici.
L'utilisation de la femme nue est plus qu'un concept, c'est un basique, un marronier, quelque chose qui revient tous les ans, quel que soit le temps. Vous remarquerez bien entendu que dans tous les produits et marques citées ci-avant, aucune marque de lingerie. Et ca marche, parce que l'équation est simple : homme primitif + animal instinctif = consommateur impulsif. Et ce n'est pas nouveau, c'est toute une éducation de l'effeuillage : je t'aime un peu, beaucoup, passionnement... C'est beau, presque romantique, mais c'est dommage. La publicité a sûrment les moyens de faire plus créatif...
17 novembre 2007
Music please...
CD (un)cover : on le sait, l'industrie du disque est en crise et les aspirantes bacs + 1 millions d'album sont nombreuses. Pour résoudre cette équation difficile, l'industrie du disque mise sur la qualité de la plastique; pas celle du CD mais celle de la chanteuse. Entre érotique et pornographique le match est serré ; les limites sont franchies lorsque les chanteuses se mettent physiquement nues... Dernier exemple Brisa Roche (9/11/7). Un peu plus ancien Koxie et Holy Valence qui danse nue dans son clip. Il ne faut pas beaucoup de recul pour imaginer la chanteuse devant les caméras : "on refait la prise". Pour la musique, aucun intérêt.
Je laisse également à votre appréciation la citation des Inrocks sur la 1ère photo du billet: "personnalité de haut vol". Effectivement, voilà une belle personnalité; de l'originalité à l'état brut... Il est loin le temps des réunions de famille avec John et son orchestre, lorsque les artistes posaient tous ensemble sur les pochettes de disques, habillés.
Sources & citations : Brisa Roche, Koxie
25 septembre 2007
A posteriori
Ce bref post fait suite à un émail, disons... constructif que j'avais envoyé à la rédaction de "Elle" le 180607 lors de la sortie d'un numéro avec la couverture ci-très-dessous. Je trouvais dommage que ce magazine de premier plan affiche en page 1 un mannequin dans une telle position (la photo est magnifique d'ailleurs). Effectivement, je ne renie pas la qualité du cliché, ni les choix du lieu ou des couleurs, je pense simplement que Elle aurait pu faire quelque chose de plus créatif. Aujourd'hui je n'en démords pas, cette couv' a constitué une exception à la règle. En témoignent les multiples couvertures ci-dessous, vous remarquerez que la rédaction a souvent frôlé l'idée, mais ne l'avait jusqu'à présent pas encore fait :
Et puis, si on y pense un peu, le concept a été breveté par un grand artiste de la chanson française il y a plusieurs dizaines d'années ! Alors pour le plaisir et pour la démonstration, essayez de trouver les 7 différences (conceptuelles) de ces deux têtes d'affiches... Voici 1 concept appliqué à 2 marques qui provoque chez moi 2 réactions différentes. Interesting.
Bien entendu, pas de réponse du magazine à mon mail...
Liens : Elle, relay (pour les anciens numéros)
31 août 2007
Les 1 différences
Du (presque) nu pour le meilleur et pour le pire...
JBS est une marque de sous-vêtements pour hommes qui a fait de son slogan "men don't look at naked women" son visuel de façon très ... détournée ! L'agence danoise &Co (qui a excellemment bien trouvé son nom) réalise une campagne d'affichage magnifique. La femme prend l'image de l'homme et apporte sa sensualité aux attitudes masculines. Le graphisme et les poses sont superbes. Voilà un bon concept, efficace et graphique. Pour les féministes, le vice est poussé jusqu'au dernier tour puisque ce sont les femmes qui sont mises à nu pour vendre les sous-vêtements de leurs hommes. OK l'inverse est également envisageable, mais le résultat ferait plutôt rire que vendre.
Par contre, nous retombons largement dans les travers de la pub érotisée lorsque nous regardons cette deuxième campagne dont tous les ingrédients restent identiques. Tous ? non car le concept de base qui a fait le succès de la première série vulgarise la deuxième. Les positions (de l'annonceur) sont claires, l'appel à l'érotisme passe en premier plan. C'est violent, les féministes peuvent s'en emparer, ils (elles) auront raison. La nonne, la nurse, la maid, tout y passe (sur leur lieu de travail en plus) ! Dommage.
1ère campagne
2ème campagne









