05 octobre 2009
Lutte contre un mal féminin
A ma lecture de metro dans le bus, j''ai appris récemment que le 1er octobre marquait le début d'Octobre Rose. Cette marque de communication autour du dépistage du cancer du sein copie le ruban contre le sida, reprend la couleur pink originale des femmes, et cale sa communication révolutionnaire pendant le mois de Lénine. L'occasion d'étudier de façon plus précise la créativité enroulée autour de ce mal féminin. Et là, une évidence : la recherche du mal passe par un dépistage régulier, la communication parle éducation : c'est de l'éduaction.
PUBLICITE PRINT :
"Protect yourself against Breast cancer"
Une publicité intéressante et très visuelle reprenant un panier rwandais typique (l'agasake) utilisé par les femmes. Cette panier illustre une protection contre le cancer "protégez vous contre le cancer du sein" comme si celui-ci était un virus ou une maladie externe. La case didactique du droit bas de la page nous informe cependant que la protection est entendue ici au sens de la détection. La meilleure défense est donc l'auto examination !
Pink Ribbon "prenez soin des seins hollandais"
Une publicité à l'accent fashion-érotique destinée à supporter la cause contre le cancer du sein, mais dont au final seuls la baseline et le ruban rose servent la cause. L'intérêt de la publicité réside quand même dans le fait que celle-ci s'adresse aux hommes plutôt qu'aux femmes, dans le but de les sensibiliser dans le devenir de leur... hmm ahm... objets de fantasme favoris ? (c'est bien dit).
L'efficacité reste tout de même à prouver !
AUTRES "SUPPORTS" :
Voici deux tapis de souris intéressants à analyser car ils font appel (là aussi) à deux publics différents. Le premier ferait appel aux hommes "masser régulièrement pour détecter un cancer", et le second aux femmes "examinez vous régulièrement".
Le support est efficace, de là à le laisser sur son bureau.
Destiné à choquer, voici un format de communication peu commun, mais intéressant, car au lieu de montrer et d'éduquer à l'acte préalable de dépistage, c'est la conséquence du non dépistage qui est ici mis en avant. En exposant ainsi un mannequin amputé, la preuve est faite de la pire solution au mal, ainsi que de l'âge auquel ces femmes peuvent être touchées. C'est choquant, mais efficace.
Allez, pour terminer sur une touche plus glamour, voici une autre façon de promouvoir la lutte contre le cancer du sein. : ah l'américaine...
PUBLICITE TV :
oici enfin deux spots tv assez différents pour lutter contre le cancer du sein. Même dualité que dans les campagnes présentées auparavant, les 2 spots traitent du sujet avec deux approches opposées : le premier spot (Pink Ribbon Magazine) utilise un vocabulaire et un visuel cliniques, là ou le second utilise les codes du désir masculin. (pub print 2009 du pink ribbon magazine). Ce deuxième spot viral, "porté" par la présentatrice vedette canadienne Aliya-Jasmine Sovani promeut la soirée "Boobyball" destinée à collecter des fonds ("so saxon") pour l'association Rethink Breast Cancer (making off).
Et si vous n'en avez pas eu assez, car les américains aiment le marketing et le merchandising, rendez vous sur la boutique officielle : www.pinkribbonshop.com. De mon côté en tous cas, ça y est, je crois que je suis sensibilisé...
27 mai 2009
Jour 3 - J'aime le métro
Depuis Juin 2007, la RATP déploie sa première campagne institutionnelle avec un message simple : AIMER LA VILLE. En y réfléchissant un peu plus, c'est vrai que les artères du métro sont de véritables veines de circulation pour hommes d'affaires pressés, enfants dépéchés et utilisateurs compressés. La ville pompe son sang vers ses coeurs grâce à la RATP : un jour les grands magasins, un autre les centres d'affaire, un autre les musées. La ville respire et pendant ce temps les métropolitains transpirent et moi, sur le principe, j'aime bien l'idée de lancer une campagne en ville !
Un site web très fluide, avec visuels et vidéo, nous plonge dans le coeur de la ville. Si le site est bien fait et complet, on regrette cependant un fond sonore difficile à supporter, à la limite de l'accident de passagers et du bébé qui hurle. Avec ce son là, plus personne n'aime la ville, par contre dès qu'il est coupé, nous sommes plongés dans un espace calme... celui du métro ?
Voici un slogan étonnant pour une marque qui débute sa communication institutionnelle, puisqu'il n'est pas ici question de transport. Le visuel utilisant le concept "mosaiques " permet de créer les différents visages de la RATP avec les signaux urbains, véritables pictogrammes déambulatoires de la ville. Après l'effort institutionnel, la signature "AIMER LA VILLE" s'inscrit aujourd'hui sur les publicités à coté du logo avec des personnages évoluant dans la ville.
To conjugue or not to conjugue ?
Ce slogan "chaleureux et proche des gens" reste un pari étonnant. L'utilisation du verbe "aimer" non conjugé me donne un goût de légèrement non achevé, quelque chose de plus chaleureux étant trouvé du côté de ce groupe de réflexion politique dont la revue "AIMONS LA VILLE" rassemble ses lecteurs par la conjugaison à la 1ère personne du pluriel du verbe "aimer". Le slogan de la RATP fini trop brusquement, comme un précipice au bord duquel je reste pantois. Néanmoins, le concept de la mosaïque, j'adore: la preuve.
Pour s'échapper un peu des couloirs de métro ou des couloirs de bus, voici une autre façon d'aimer la ville, c'est tout simplement de jouer avec ses installations, et notamment celles de la RATP (à partir de 1'10). Voici donc un joli film du Parkour pour vous rafraichir la mémoire sur cette catégorie déjà utilisée dans conceptstore : Yamakasi.
Et enfin, comme Adidas dans la leçon d'Amour du lundi (jour 1), il se trouve que le chanteur du siècle aime également Paris; une seule restriction cependant : Paris en Mai... quelle coïncidence !
Sources&Citations : RATP, aimer la ville, Parkour, Cosmopolitique





